• La marguerite du coeur...

     

    L'heure étirait ses images charmeuses...

     


    Un coquelicot dansait la carmagnole,

    Le tissu étirait son rouge vermillon;
    Le temps s'égrenait d'heures de moins en moins molles,
    Son bout de doigt rose s'esquissait l'émotion.

    L'heure étirait ses images charmeuses,

    Des gouttes de rosée perlaient la robe en fleurs,
    Au fil amoureux des caresses heureuses
    Un couple effeuillait la marguerite du cœur..

    S'aimaient-ils? Comment savoir avec ce langage,

    Les pétales sautaient un par un d'anticipation,
    Leur amour prenait-il ce double virage,
    Amour ou ce désir rempli de tentations...

    S'ils ne s'aimaient pas! Une intime musique

    Emportait loin leurs âmes aux confins du soir,
    S'ils se désiraient! instant anecdotique,
    Puisque demain ne laisserait rien entrevoir...

    La fougue passion s'était jointe à leurs bouches,

    Sous la musique des sens qu'ils n'entendaient pas,
    Comme un violon alto que la brise touche,
    Leurs corps anticipaient de futurs combats...

    Parmi les reflets de sa robe toute rouge,

    Le coquelicot dansait au mépris du sort,
    Et le soir tissa sur ces ombres qui bougent,
    Des points virgules tout rehaussés de fils d'or...

    TIMILO

    https://2.bp.blogspot.com

     

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • J'irai m'asseoir....

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Sa musique remue les tripes...

     

    Et pourtant il joue faux...

     


    Sa tête dodeline puis penche légèrement,

    Prête à s'abriter en cas de mauvais temps,
    Son visage mangé par ses yeux rouges,
    Ce musicien puîné dont les doigts bougent,
    Sur un clavier sclérosé par trop d'émoi,
    Chante faux sur des airs d'autrefois.

    Ses mains machinalement jouent de l'accordéon,

    Mais sa folle musique est pire que les oignons,
    Tant ses notes font bizarrement pleurer,
    Mais elles, elles n'ont pas besoin d'être épluchées,
    Car elles rendent vite émotif l'air ambiant,
    Autodidacte, lui, il n'a rien d'un musicien savant.

    Pourtant les passants endimanchés,

    Émotionnés, sont de suite envoûtés,
    Certains déposent délicatement quelques piécettes,
    Dans une vieille et trop petite casquette.
    D'autres n'osent pas de peur de l'embrouiller

    Mais tous veulent le remercier,

    Tous veulent à tout prix, le saluer,
    Et c'est seulement pour eux,
    Que notre accordéoniste joue encore plus faux,
    En osant moduler par le haut, sa voix vibrato.

    Alors on voit se redresser des croches, dans l'air,

    Ses doubles croches se désunir sur un son mohair,
    Puis l'ensemble se précipite dans le vide,
    Tant ses notes vibrent une à une sans une ride,
    Pourtant elles ne s'entrechoquent pas,
    Elles ne s'embrouillent pas.

    On croirait même qu'il joue les yeux fermés,

    Cet air malappris d'accordéon suranné,
    Avec ses grandes mains qui ne l'écoutent plus,
    Mais dont les doigts osent encore les grands malentendus,
    Et ainsi..... il colorie la rue de bleu bonheur,
    Et les passants attroupés l'écoutent pendant des heures.

    TIMILO

    https://zitop.blogspot.com

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  •  

    Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire
  • Partager via Gmail Pin It

    votre commentaire