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  • Promenade blanche..

    Promenade blanche de vieille France

    Elodie Santos

    L’écrasement de la neige sous les bottes
    Les branches cassées sur le chemin
    Le cliquetis régulier de quelques gouttes s’échappant des stalactites de glace
    Des flocons perdus aux quatre vents tombent des arbres aplatis
    Les cheminées dégagent des parfums de tarte de grand mère
    Les chalets chauds au pied des pentes raides ou s’étirent jusqu’au firmament les grands sapins
    Les luges qui glissent sans laisser place au silence de ce lieu la nuit
    Des cris de joie,
    Des boules de neige,
    Le ciel et ses nuages blancs
    Tout est ici comme l’enfance
    comme un voyage du temps jadis
    Tout est ici comme en vieille France
    Images d’Epinal, simplicité, absence, magie
    C’est la plus belle promenade blanche de ma vie

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  • Nuit de neige

    Nuit de neige
    La grande plaine est blanche, immobile et sans voix.
    Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte.
    Mais on entend parfois, comme une morne plainte,
    Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.
    Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes.
    L'hiver s'est abattu sur toute floraison ;
    Des arbres dépouillés dressent à l'horizon
    Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
    La lune est large et pâle et semble se hâter.
    On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère.
    De son morne regard elle parcourt la terre,
    Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.
    Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde,
    Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ;
    Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement,
    Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
    Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux !
    Un vent glacé frissonne et court par les allées ;
    Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux,
    Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
    Dans les grands arbres nus que couvre le verglas
    Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;
    De leur œil inquiet ils regardent la neige,
    Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas.
    Guy de Maupassant

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