• Demain viendra Pâques ...

     
     

    Demain viendra Pâques avec ses fleurs,
    Avec le carillon enchanté de ses cloches,
    Demain viendra Pâques avec l'odeur,
    Des lilas annonciateurs des beaux jours proches;

    Avec ses œufs cachés dans le jardin fleuri,

    Entre mille tulipes et autant de jonquilles,
    En ce matin clair ton sourire d'ange me sourit,
    Déjà, l'impatience d'y être me titille...

    Demain viendra Pâques dans la ferveur,

    Du vrai printemps, l'espoir de l'été proche,
    Demain viendra Pâques  souriant de couleurs,
    Dans le carillon de plus d'un million de cloches.

    Demain viendra Pâques avec toutes ses fleurs,

    Et les murmures incessants des abeilles,
    Demain viendra Pâques avec les ardeurs,
    Des douces vacances au Pays des Merveilles.

    Ce matin l'air est plein de bruissement d'ailes,

    Et j'entends à l'heure où tout le monde dort,
    Chanter les souvenirs des Pâques éternelles,
    A croire que le temps s'est arrêté...  Dehors...

    Timilo

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  • Titre : Le ciel est par-dessus le toit

     

    Poète : Paul Verlaine (1844-1896)

     

    Recueil : Sagesse (1881).

     

    Le ciel est, par-dessus le toit,
     Si bleu, si calme !
    Un arbre, par-dessus le toit,
     Berce sa palme.

    La cloche, dans le ciel qu'on voit,
     Doucement tinte.
    Un oiseau sur l'arbre qu'on voit
     Chante sa plainte.

    Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là
     Simple et tranquille.
    Cette paisible rumeur-là
     Vient de la ville.

    Qu'as-tu fait, ô toi que voilà
     Pleurant sans cesse,
    Dis, qu'as-tu fait, toi que voilà,
     De ta jeunesse ?


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  • Résultat de recherche d'images pour "caroline-bonne muller"

    Il suffirait d'un sourire

    Maintenant que je vis en paix dans ma retraite,
    Bichonnant mes rosiers, écrivant tour à tour,
    Si ma Muse était près de moi tous les jours,
    Je me couronnerais bien "Roi des Poètes".

    Je lui dirais: "Voici ma plume, mes crayons,

    Voici mon jardin, promenons-nous dans ses allées,
    Et nous irions ensemble dans sa roseraie,
    Poétiser mes roses habillées d'haillons".

    Jolie muse aux yeux couleur d'aurore,

    Tu me suivrais dans mes délires d'homme,
    Écrivant de ta main d'irréels psaumes,
    Parfumée aux mille fragrances de dehors.

    Je piquerais une rose dans tes cheveux dorés,

    Une rose rouge au caractère sauvage,
    Nous nous promènerons, heureux sous les ombrages
    En relisant les vers que tu m'as inspirés.

    Pourtant je contemplerais ce bonheur comme un frère,

    Tant tu t'avancerais vers moi comme une sœur,
    Pourquoi me priver de cet intime bonheur,
    Ô Muse, il suffirait d'un sourire pour que j'espère...

    TIMILO

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  • La maison du poète

     

    Des murs endimanchés d'une jolie chemise,
    Des volets cafés mais qui s'ouvrent sur des fleurs,
    Étourdissante paix!  Des subtiles odeurs,
    Montent du jardin que trop de soleil poétise.....

    L'air sommeille, tout est calme, je me repose,

    Mes folles herbes se sont assagies avec les ans,
    Des lavandes en fleurs s'acoquinent au vent,
    Le ciel se balance entre des lauriers-roses...

    Et brusquement ce chant, harmonieux roucoulement,

    Arrive du coin verger, étonnant cri d'amour,
    Deux pigeons amoureux gonflent leurs beaux atours,
    Mon chat tout étonné devient leur confident.

    Ah! Sereine douceur d'une maison de poète,

    Trois roses enchaînent une chorégraphie,
    Sur une comptine en attendant Thibaut et Sophie...
    J'écoute étonné sous l'arche de la gloriette....

    Cet ode odorant qui revit dans la tête,

    Le bonheur ne serait-il qu'un songe harmonieux?
    Comme réponse, un écho me revient doucereux..
    "Mais c'est ici que vous vivez monsieur le Poète"

    Timilo

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  • Pour vous je les ai cueillies près de la rivière,
    Sur un talus abrité et ensoleillé,
    Elles fleurissaient, prisonnières d'un vieux lierre,
    Ces précoces violettes au grand cœur perlé.

    Certaines, plus fragiles paraissent si pâles,

    Comme les teintes effacées d'un vieux tableau,
    Mais elles semblent animées et sur chaque pétale,
    Enchâssées, je vois trembler des gouttes d'eau.

    Pareilles à des pleurs tombés du beau visage,

    D'un ange amoureux, souriant dans la nuit,
    C'est celles-là surtout que j'aime, il s'en dégage
    Un subtil parfum rapidement évanoui.

    Et c'est pourquoi, ce matin , je vous apporte

    Gentiment les violettes de la nouvelle saison
    Pour que ces fleurs vous aident à franchir ma porte
    Vous qui avez ma poésie comme passion.
    Timilo
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  • Résultat de recherche d'images pour "mila marquis"

    Une allée du Luxembourg

     

    Elle a passé, la jeune fille
    Vive et preste comme un oiseau
    À la main une fleur qui brille,
    À la bouche un refrain nouveau.

    C’est peut-être la seule au monde
    Dont le coeur au mien répondrait,
    Qui venant dans ma nuit profonde
    D’un seul regard l’éclaircirait !

    Mais non, – ma jeunesse est finie …
    Adieu, doux rayon qui m’as lui, –
    Parfum, jeune fille, harmonie…
    Le bonheur passait, – il a fui !

    Gérard de Nerval

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  • Image associée

    La jolie fille.

    Recueil : Les nuits d'hiver (1862)

    C'était hier, sous la feuillée,
    J'ai vu cette fille qui dormait ;
    Mon âme alors s'est éveillée
    Avec l'amour quelle enfermait.

    Mes yeux n'avaient jamais encore,
    Sous le voile des vêtements,
    Vu cette neige qui décore
    Ses membres souples et charmants.

    Que cette femme est belle !
    Laissant flotter leur or vermeil,
    Ses cheveux, dont l'onde ruisselle,
    Lui font un manteau de soleil.

    Sa poitrine, comme la mienne,
    Ne va pas en s'aplanissant,
    Et sa gorge marmoréenne
    Monte, monte en s'arrondissant :

    C'est comme une double colline,
    C'est comme un arc aventureux
    Qu'un double bouton illumine,
    Rose, à la bouche savoureux :

    Cette jolie fille s'éveilla confuse ;
    Moi, je m'enfuis, le trouble au cœur ;
    Depuis, le sommeil me refuse
    Ses dons, et je tombe en langueur.


    Henri Murger
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