• Si j'étais le bonheur

    Si j'étais le Bonheur ! alors, attrapez-moi !
    Je ne suis que de passage, retenez-moi !
    Comme tous les poètes je suis un mystère,
    Ceux que je gêne, veulent me faire taire.

    Tant que je suis là, apprivoisez l'artiste !

    Mes rimes, mes vers ne vous rendront jamais tristes,
    Regardez mes mains, les terminaisons du cœur,
    N'osent vous offrir que des bouquets de fleurs.

    Si je suis qu'autre chose, alors cueillez-moi !

    Car en moi fleurit l'amour, savez-vous pourquoi ?
    Les gens qui n'aiment pas mes mots vagabonds,
    Me ferment la porte au nez de peur d'être marrons.

    Mais je suis toujours là, faut croire que je résiste,

    A tous les envieux que mes rimes contristent,
    Qui se dépêchent de me signaler à Facebook,
    Qu'on clôture mon compte et adieu l'affreux look !

    Même si je suis toujours là, me voici revenu!

    En parlant du passé, le présent diminue,
    Hier et aujourd'hui ne seraient qu'au présent,
    Aimez-moi: car j'écris Bonheur à tous les temps...

    TIMILO

    https://zitop.blogspot.com

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  • Quand le fil de ma vie

    Titre : Quand le fil de ma vie

    Poète : Marceline Desbordes-Valmore (1786-1859)

    Recueil : Élégies (1830).

    Quand le fil de ma vie (hélas ! il tient à peine )
    Tombera du fuseau qui le retient encor ;
     Quand ton nom, mêlé dans mon sort,
    Ne se nourrira plus de ma mourante haleine ;
    Quand une main fidèle aura senti ma main
     Se refroidir sans lui répondre ;
    Quand mon dernier espoir, qu'un souffle va confondre,
     Ne trouvera plus ton chemin,
    Prends mon deuil : un pavot, une feuille d'absinthe,
    Quelques lilas d'avril, dont j'aimai tant la fleur ;
    Durant tout un printemps qu'ils sèchent sur ton cœur,
    Je t'en prie : un printemps ! cette espérance est sainte !
    J'ai souffert, et jamais d'importunes clameurs
    N'ont rappelé vers moi ton amitié distraite ;
    Va ! j'en veux à la mort qui sera moins discrète,
    Moi, je ne serai plus quand tu liras : « Je meurs. »

    Porte en mon souvenir un parfum de tendresse ;
    Si tout ne meurt en moi, j'irai le respirer.
    Sur l'arbre, où la colombe a caché son ivresse,
    Une feuille, au printemps, suffit pour l'attirer.

    S'ils viennent demander pourquoi ta fantaisie
    De cette couleur sombre attriste un temps d'amour,
    Dis que c'est par amour que ton cœur l'a choisie ;
    Dis-leur que l'amour est triste, ou le devient un jour.
    Que c'est un vœu d'enfance, une amitié première ;
    Oh ! dis-le sans froideur, car je t'écouterai !
    Invente un doux symbole où je me cacherai :
    Cette ruse entre nous encor . . . c'est la dernière.

    Dis qu'un jour, dont l'aurore avait eu bien des pleurs,
    Tu trouvas sans défense une abeille endormie ;
    Qu'elle se laissa prendre et devint ton amie ;
    Qu'elle oublia sa route à te chercher des fleurs.
    Dis qu'elle oublia tout sur tes pas égarée,
    Contente de brûler dans l'air choisi par toi.
    Sous cette ressemblance avec pudeur livrée,
    Dis-leur, si tu le peux, ton empire sur moi.

    Dis que l'ayant blessée, innocemment peut-être,
    Pour te suivre elle fit des efforts superflus ;
    Et qu'un soir accourant, sûr de la voir paraître,
    Au milieu des parfums, tu ne la trouvas plus.
    Que ta voix, tendre alors, ne fut pas entendue ;
    Que tu sentis sa trame arrachée à tes jours ;
    Que tu pleuras sans honte une abeille perdue ;
    Car ce qui nous aima, nous le pleurons toujours.

    Qu'avant de renouer ta vie à d'autres chaînes,
    Tu détachas du sol où j'avais dû mourir
    Ces fleurs, et qu'à travers les plus brillantes scènes,
    De ton abeille encor le deuil vient t'attendrir.

    Ils riront : que t'importe ? Ah ! sans mélancolie,
    Reverras-tu des fleurs retourner la saison ?
    Leur miel, pour toi si doux, me devint un poison :
    Quand tu ne l'aimas plus, il fit mal à ma vie.

    Enfin, l'été s'incline, et tout va pâlissant :
    Je n'ai plus devant moi qu'un rayon solitaire,
    Beau comme un soleil pur sur un front innocent
    Là-bas . . . c'est ton regard : il retient à la terre !

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