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  • Nous sommes tous coupables...


    En cette terre abîmée par tant de violence,

    Des fanatiques mus par la foi d'assassins,
    Rassasient d'images leur immonde appétence,
    Par la mise-en scène macabre d'humains

    En ce monde cruel, injuste, impitoyable,

    Où le code suprême est l'absolu pouvoir,
    La tyrannie enchaîne à sa règle implacable,
    Les peuples à genoux sans âme et sans espoir.

    En ce monde pervers, égoïste et cupide,

    D'un occulte lobby,dont l'argent est l'instrument,
    Les hommes dévoués à son culte sordide,
    Deviennent les victimes de leurs égarements.

    L'homme expie-t-il la faute originelle?

    En ce monde égaré dans l'épouvantement,
    Mêlant blasphème impie et prière fidèle,
    Il implore le ciel d'arrêter son tourment.

    Le ciel ne l'entend pas! La Justice divine

    Sur la terre a jeté sa malédiction,
    L'être humain portera sa couronne d'épines,
    Jusqu'à l'Apocalypse, point de rédemption...

    TIMILO

    https://www.lejardinpoétiquedetimilo.com

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  • Nos premiers narcisses...


    Malgré l'hiver, fleurissent nos premiers narcisses,
    Et par la fenêtre qui donne sur notre jardin,
    Ce matin un oiseau s'obstine à répéter son refrain,
    Comme s'il s'adressait à un érudit. Quel joli exercice!

    Bonheur, tu n'es qu'une langue brûlante de baisers,

    Et aujourd'hui, tu passes plus vite qu'un feu follet,
    Un grand papillon te suit, comme moi, écervelé,
    Croyant qu'en courant ainsi, il pourra t'attraper...

    Combien de temps lui faudra-t-il pour se brûler les ailes,

    Sur ses froufrous en dentelles qu'il aime tant dégrafés ?
    L'amour n'est peut-être qu'une illusion sans ritournelle,
    Dont la chair si frêle ne demande qu'à être aimée...

    Si aujourd'hui je caresse mes mots dans ce poème d'amour,

    C'est que j'aime voir fleurir notre langage "réséda"..
    Alors je vois ton ombre bouger dans mes rimes velours,
    Même si demain ou un autre jour, tout s'arrêtera,

    Si toi, tu as oublié le ciel, moi je ne vois que le ciel en toi,

    Même si aujourd'hui c'est encore un jour d'hiver...
    Ne nous chauffons plus avec notre vieille langue de bois,
    Car demain est déjà là et bien loin est déjà hier,

    Devons-nous fuir la chaleur de la couette en décembre

    Puisque nos mains égarées ne s'offrent plus qu'aux voluptés ?
    Marchons ensemble sur ce long chemin d'ambre...
    Et sur les traces perdues de nos désirs endiablés,

    Avec l'arrivée du  printemps refleuriront nos roses,

    Et par la fenêtre qui donne sur le jardin,
    Un oiseau s'obstinera encore à chanter son refrain,
    Car son cœur ne comprendra pas que le mien s'ankylose....

    TIMILLO

    https://zitop.blogspot.com

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  • Quand la paix envahit mon âme...

    De mes livres rangés qui confondent leurs titres,
    Mes yeux vont s'échapper à travers les vitres,
    Vers les rosiers dénudés sur un ciel trop gris,
    Dans ce jardin abstrait que je peins aujourd'hui.

    Que de murs sans soleil, que de toits sans fumée!

    Mais l'hiver n'a rien d'une saison déprimée,
    Branchages nus, maisons closes trop vite le soir,
    Renoncement qui doit anticiper l'espoir.

    Je vois bien que l'ennui à pas feutrés s'avance

    Prêt à combler son vide, ignorant ma présence,
    Il y a bien des matins ensoleillés d'hiver,
    Je ne souviens plus du dernier, est-ce hier?

    Déjà nous voyons mes narcisses éclore ,

    Peuvent-ils s'accommoder d'un ciel incolore?
    Qui aujourd'hui ne demande rien? Mais demain!
    Un ange souffle sur moi, est-ce pour mon bien?

    Aussitôt j'analyse le mot "ataraxie"

    L'heure a du s'arrêter quelque part aujourd'hui,
    Puisque que le jour s'allonge sur mon petit jardin,
    Si peu sûr de lui-même en cet air citadin.

    Illusoire, mais non!  Ceci n'a rien d'un rêve,

    Il ne doit pas s'endormir, faire une trêve,
    Mon jardin a-t-il oublié qu'il est en l'hiver,
    En se dépouillant de son vêtement de chair?

    S'il sommeille, je suis calme, on se repose,

    L'amandier fleurit dans un ciel gris, tout rose,
    Que d'herbes folles poussent autour du banc,
    Où je viens m'asseoir en attendant le printemps.

    TIMILO

    https://zitop.blogspot.com

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  • m

    Le temps qui reste

    Combien de temps ?
    Combien de temps encore ?
    Des années, des jours, des heures, combien ?
    Quand j'y pense, mon cœur bat si fort
    Mon pays c'est la vie
    Combien de temps encore ?
    Combien ?
    Je l'aime tant le temps qui reste
    Je veux rire, courir, pleurer, parler
    Et voir, et croire et boire, danser
    Crier, manger, nager, bondir, désobéir
    J'ai pas fini, j'ai pas fini
    Voler, chanter, partir, repartir
    Souffrir, aimer
    Je l'aime tant le temps qui reste

    Je ne sais plus où je suis né, ni quand 
    Je sais qu'il n'y a pas longtemps
    Que mon pays c'est la vie
    Je sais aussi que mon père disait :
    "Le temps c'est comme ton pain
    Gardes-en pour demain"
    J'ai encore du pain
    Encore du temps, mais combien ?
    Je veux jouer encore
    Je veux rire des montagnes de rires
    Je veux pleurer des torrents de larmes
    Je veux boire des bateaux entiers de vin de Bordeaux et d'Italie
    Et danser, crier, voler, nager dans tous les océans
    J'ai pas fini, j'ai pas fini
    Je veux chanter
    Je veux parler jusqu'à la fin de ma voix
    Je l'aime tant le temps qui reste

    Combien de temps ?
    Combien de temps encore ?
    Des années, des jours, des heures, combien ?
    Je veux des histoires, des voyages
    J'ai tant de gens à voir, tant d'images
    Des enfants, des femmes, des grands hommes
    Des petits hommes, des marrants, des tristes
    Des très intelligents et des cons
    C'est drôle, les cons ça repose
    C'est comme le feuillage au milieu des roses

    Combien de temps ?
    Combien de temps encore ?
    Des années, des jours, des heures, combien ?
    Je m'en fous mon amour
    Quand l'orchestre s'arrêtera, je danserai encore
    Quand les avions ne voleront plus, je volerai tout seul
    Quand le temps s'arrêtera
    Je t'aimerai encore
    Je ne sais pas où, je ne sais pas comment
    Mais je t'aimerai encore
    D'accord ?

    Jean-Loup Dabadie (1938-)
    Romancier, auteur de sketches et de chansons, auteur et metteur en scène, traducteur, scénariste et dialoguiste, Jean-Loup Dabadie signera plusieurs titres pour Serge Reggiani :  Le Petit garçon (1967), Et puis (1968), De quelles Amériques (1970), L’Italien (1971), Hôtel des voyageurs (1972), Les mensonges d’un père à son fils(1972), Le vieux couple (1972).

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  • Le printemps

    Les bourgeons verts, les bourgeons blancs
    Percent déjà le bout des branches,
    Et, près des ruisseaux, des étangs
    Aux bords parsemés de pervenches,
    Teintent les arbustes tremblants ;

    Les bourgeons blancs, les bourgeons roses,
    Sur les buissons, les espaliers,
    Vont se changer en fleurs écloses ;
    Et les oiseaux, dans les halliers,
    Entre eux déjà parlent de roses ;

    Les bourgeons verts, les bourgeons gris,
    Reluisant de gomme et de sève
    Recouvrent l'écorce qui crève
    Le long des rameaux amoindris ;
    Les bourgeons blancs, les bourgeons rouges,
    Sèment l'éveil universel,
    Depuis les cours noires des bouges

    Jusqu'au pur sommet sur lequel,
    Ô neige éclatante, tu bouges ;
    Bourgeons laiteux des marronniers,
    Bourgeons de bronze des vieux chênes,
    Bourgeons mauves des amandiers,
    Bourgeons glauques des jeunes frênes,
    Bourgeons cramoisis des pommiers,

    Bourgeons d'ambre pâle du saule,
    Leur frisson se propage et court,
    À travers tout, vers le froid pôle,
    Et grandissant avec le jour
    Qui lentement sort de sa geôle,
    Jette sur le bois, le pré,
    Le mont, le val, les champs , les sables,
    Son immense réseau tout prêt
    À s'ouvrir en fleurs innombrables
    Sur le monde transfiguré

    Auguste Angellier (1848-1911)
    Poète et universitaire français, il fut le premier professeur de langue et littérature anglaise de la Faculté des lettres de Lille. Il fut également critique et historien de la littérature.

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