Top articles
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Je regarde la mer...
Je regarde la mer Je regarde la mer qui toujours nous étonne Parce que, si méchante, elle rampe si court, Et nous lèche les pieds comme prise d’amour, Et d’une moire en lait sa bordure festonne. Lorsque j’y veux plonger, son champagne m’étouffe, Mes membres...
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Adagio
Adagio François Coppée La rue était déserte et donnait sur les champs. Quand j’allais voir l’été les beaux soleils couchants Avec le rêve aimé qui partout m’accompagne, Je la suivais toujours pour gagner la campagne, Et j’avais remarqué que, dans une...
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Enfants de la Haute ville
Enfants de la haute ville, Jacques Prévert Enfants de la haute ville filles des bas quartiers le dimanche vous promène dans la rue de la Paix Le quartier est désert les magasins fermés Mais sous le ciel gris souris la ville est un peu verte derrière les...
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Dune île à une étoile
L'absence est une voix que nous n'entendrons plus, mais qui nous parlera du fond du cœur à l'heure la plus sombre, le jour le plus difficile. L'absence est une main que vous pouvez tenir fermement quand une autre main vous échappera et que votre courage...
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Comme une rose
Comme une rose Comment vous la décrire ! Sans risquer de la trahir ! Elle qui n'est qu'un rêve Une histoire brève! Tout comme une rose Elle s’abreuve de jolies proses Jolie Fleur si fragile! De sa tige bien agile Elle porte des épines Et pour la cueillir...
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Aux Femmes
Aux femmes Louise Ackermann S’il arrivait un jour, en quelque lieu sur terre, Qu’une entre vous vraiment comprît sa tâche austère, Si, dans le sentier rude avançant lentement, Cette âme s’arrêtait à quelque dévouement, Si c’était la Bonté sous les cieux...
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Le mois d'Aoüt
Auguste BRIZEUX 1803 - 1858 Le mois d'août Ô mes frères, voici le beau temps des vacances ! Le mois d'août, appelé par dix mois d'espérances ! De bien loin votre aîné ; je ne puis oublier Août et ses jeux riants ; alors, pauvre écolier, Je veux voir mon...
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A l'intérieur de mon jardin
A l’intérieur de mon jardin Chloe Douglas Parmi le vert et la floraison de toutes les plantes les plus belles je flâne. Je délibère ici Je rêve par là. L’heure s’arrête ou plutôt s’étend pleinement, se déplier et s’amplifier. Ces tournoiements et ondulations...
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Le vieux goëland
Le vieux goëland C’était un fier oiseau, farouche et solitaire, Au bec crochu d’or pâle, aux pieds d’ambre, à l’oeil clair, Arraché tout vivant au rocher, son repaire, Aux flots verts, à la nue, aux brisans, au grand air ! Ils l’avaient pris dans un de...
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Aquarelle en cinq minutes
Aquarelle en cinq minutes Jules Laforgue Oh ! oh ! le temps se gâte, L’orage n’est pas loin, Voilà que l’on se hâte De rentrer les foins !… L’abcès perce ! Vl’à l’averse ! O grabuges Des déluges !…. Oh ! ces ribambelles D’ombrelles !…. Oh ! cett’ Nature...
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Le bateau ivre
Le bateau ivre Arthur Rimbaud Comme je descendais des Fleuves impassibles, Je ne me sentis plus guidé par les haleurs : Des Peaux-Rouges criards les avaient pris pour cibles, Les ayant cloués nus aux poteaux de couleurs. J’étais insoucieux de tous les...
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L'Enfance
L'Enfance Qu’ils étaient doux ces jours de mon enfance Où toujours gai, sans soucis, sans chagrin, je coulai ma douce existence, Sans songer au lendemain. Que me servait que tant de connaissances A mon esprit vinssent donner l’essor, On n’a pas besoin...
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.L'homme entre deux âges....
L'HOMME ENTRE DEUX ÄGES ET SES DEUX MAÎTRESSES Un homme de moyen âge, Et tirant sur le grison, Jugea qu'il était saison De songer au mariage. Il avait du comptant, Et partant De quoi choisir. Toutes voulaient lui plaire ; En quoi notre Amoureux ne se...
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Vacances
Vacances Esther Granek Tiède est le vent Chaud est le temps Fraîche est ta peau Doux, le moment Blanc est le pain Bleu est le ciel Rouge est le vin D’or est le miel Odeurs de mer Embruns, senteurs Parfums de terre D’algues, de fleurs Gai est ton rire...
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L'homme et la mer
L’homme et la mer Homme libre, toujours tu chériras la mer ! La mer est ton miroir ; tu contemples ton âme Dans le déroulement infini de sa lame, Et ton esprit n’est pas un gouffre moins amer. Tu te plais à plonger au sein de ton image ; Tu l’embrasses...
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L'été
L’Été Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Il brûle tout, hommes et choses, Dans sa placide cruauté. Il met le désir effronté Sur les jeunes lèvres décloses ; Il brille, le sauvage Été, La poitrine pleine de roses. Roi superbe, il plane...
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Rencontres improbables
Rencontres improbables L’haleine de l’azur expire son pollen Un soleil pourpre relève ses paupières Matin vient de poser une goutte rosée, Larme de joie, sur un monde éveillé ! Une fleur s’agite au zéphyr de la vie Mélange de beauté de grâce et de parfums...
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La rosée
La rosée, de Henri Murger La rosée. Recueil : Les nuits d'hiver (1862) Le sylphe matinal qui verse la rosée, Trop amoureux du lys, oublia ce matin De baigner l'humble fleur demi-morte et brisée Qu'une larme du ciel ranimerait soudain. Comme fait un amant...
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Voyelles
Voyelles A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu : voyelles, Je dirai quelque jour vos naissances latentes : A, noir corset velu des mouches éclatantes Qui bombinent autour des puanteurs cruelles, Golfes d’ombre ; E, candeurs des vapeurs et des tentes,...
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Donne la main
Donne la main Donne la main, petit homme ! Accroche-toi à ces deux bras, tu peux t'y fier, ils ne te lâcheront pas. Avance, lance tes jambes en avant, l'une après l'autre, chaque pied ne quitte le sol que pour mieux le retrouver, et prendre appui et rebondir...
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Quand à peine un nuage
Ballade « Quand à peine un nuage » Quand à peine un nuage, Flocon de laine, nage Dans les champs du ciel bleu, Et que la moisson mûre, Sans vagues ni murmure, Dort sous le ciel en feu ; Quand les couleuvres souples Se promènent par couples Dans les fossés...
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La grande cascade
Maurice ROLLINAT 1846 - 1903 La grande cascade A cette heure, elle n'est sensible, La grande cascade du roc, Qui par son tonnerre d'un bloc, La nuit la rend toute invisible. Et, pourtant, sa rumeur compacte Décèle son bavement fou, Sa chute à pic, en...
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Le soleil
Le soleil Charles Baudelaire Le long du vieux faubourg, où pendent aux masures Les persiennes, abri des secrètes luxures, Quand le soleil cruel frappe à traits redoublés Sur la ville et les champs, sur les toits et les blés, Je vais m’exercer seul à ma...
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Les deux chats
Les deux chats Deux chats qui descendaient du fameux Rodilard, Et dignes tous les deux de leur noble origine, Différaient d'embonpoint : l'un était gras à lard, C'était l'aîné ; sous son hermine D'un chanoine il avait la mine, Tant il était dodu, potelé,...
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Réjouissons-nous....
Réjouissons-nous des belles fleurs champêtres... Réjouissons-nous ! Avec notre regard,Qui rend l'homme dans cette montagne heureuxPour entrevoir dans la profondeur, la beauté des lieux, Non ! il ne sera jamais, non jamais top tard. Gardons nos yeux et...