Un bonheur inespéré
Sur le bas talus du ravin,
Fleurissaient Dames Violettes,
Parmi les ombres du chemin,
Je les vis pencher la tête.
Parmi les ombres du chemin,
Je les vis pencher la tête.
Elles avaient ce mauve du ciel,
Que dut leurs donner un ange,
Pour juguler l'immatériel,
Ces fleurs embaumaient la fange.
Pour juguler l'immatériel,
Ces fleurs embaumaient la fange.
Tordu en spasme d'amour,
Chaque sensible pétale,
Se rejetait en arrière pour,
Attirer mon nez de mâle..
Chaque sensible pétale,
Se rejetait en arrière pour,
Attirer mon nez de mâle..
Comment pouvaient-elles fleurir,
En cette mi-mars sous la brume ?
En ce jour froid, leurs soupirs
S'émancipèrent du noir bitume.
En cette mi-mars sous la brume ?
En ce jour froid, leurs soupirs
S'émancipèrent du noir bitume.
Né dans l'ombre ces petites fleurs,
Verrouillèrent mes bleus de l'âme,
Que de discrétion en leur cœur,
Verrouillèrent mes bleus de l'âme,
Que de discrétion en leur cœur,
Fit la coquetterie de ces dames.
TIMILO
www.lejardinpoétiquedetimilo.com
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