Un automne à Paris

Publié le par Elettra

Un automne à Paris
par Aros


Jour après jour le soleil perd de son éclat,

Il décline, impuissant, et semble s’encombrer

De bien pâles lueurs ouvrant en vain leurs bras

Sur la froide quiétude des parcs mordorés.

Automne tu t’installes imperturbablement

En assiégeant Paris de tristes brumes grises,

Leurs balais langoureux drapent ses monuments

En reflets incertains que l’esprit diabolise.

Tes lugubres matins pèsent de leur mépris

Sur les formes confuses des badauds pressés,

Mais le métro s’offrant comme un ultime abri

Les happent goulûment dans ses rames bondées.

Automne, triste automne, lorsque s’en vient la nuit

Sur le cours de la Seine et le pont Mirabeau…

Faut-il qu’il t’en souvienne,Paris éblouit.

Paris reste un éclat en ton morne tableau.

 

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