Qu'importe
Qu'importe
Dans sa lumière démente,
Je vois bien l'étrange maison,
Dont l'ombre si différente,
S'attarde sans aucune raison;
Des mûres enguirlandent sa porte,
Que l'on cueille avant d'entrer,
Si la ronce griffe, qu'importe!
C'est un toit pour se reposer.
Cet havre où la nature est maître,
S'apprécie mieux au petit jour,
Le poète que je crois être,
Y dépose sa plume d'amour.
L'intérieur est une surprise,
Une avalanche de dessins,
On dirait qu'ils s'électrisent,
Quand leur âme nous prend la main.
Et le vent joue sur la glycine,
Des notes d'un vert sans pareil,
Son toit rit et dodeline,
Regardant les oiseaux du ciel.
Je suis dans sa beauté sauvage,
Dans ce paysage ignoré,
Elle attendait mon passage,
Elle avait besoin d'être aimée.
Et dès que la lune se lève,
Nous enveloppant de sa clarté,
Je me vois sortir du rêve,
Où je n'étais que prisonnier.
TIMILO
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