Ma soeur la pluie
Ma soeur la Pluie,
La belle et tiède pluie d'été,
Doucement vole, doucement fuit,
A travers les airs mouillés.
Tout son collier de blanches perles
Dans le ciel bleu s'est délié.
Chantez les merles,
Dansez les pies !
Parmi les branches qu'elle plie,
Dansez les fleurs, chantez les nids
Tout ce qui vient du ciel est béni.
De ma bouche elle approche
Ses lèvres humides de fraises des bois ;
Rit, et me touche,
Partout à la fois,
De ses milliers de petits doigts.
Sur des tapis de fleurs sonores,
De l'aurore jusqu'au soir,
Et du soir jusqu'à l'aurore,
Elle pleut et pleut encore,
Autant qu'elle peut pleuvoir.
Puis, vient le soleil qui essuie,
De ses cheveux d'or,
Les pieds de la Pluie.
Rencontres improbables
Rencontres improbables
L’haleine de l’azur expire son pollen
Un soleil pourpre relève ses paupières
Matin vient de poser une goutte rosée,
Larme de joie, sur un monde éveillé !
Une fleur s’agite au zéphyr de la vie
Mélange de beauté de grâce et de parfums !
Une abeille se penche aspirant avidement
Un nectar divin, qui dans sa trompe luit…
Les arbres, pieds à terre, veulent se cajoler
Dans un bruissement de feuilles agitées
Les oiseaux s’envolent, piaillant et sifflotant
La lune pâle au loin, referme ses quartiers !
Le silence feutré de cette matinée
S’enveloppe de soleil et d’ombre
Les bruits de la ville au loin résonnent
La nature offre son corps d’eau et de mystère
Au monde qui frissonne !













































