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Les vendanges

Publié le par Elettra

Les Vendanges

 
Hier on cueillait à l’arbre une dernière pêche,
Et ce matin voici, dans l’aube épaisse et fraîche,
L’automne qui blanchit sur les coteaux voisins.
Un fin givre a ridé la pourpre des raisins.
Là-bas voyez-vous poindre, au bout de la montée,
Les ceps aux feuilles d’or dans la brume argentée ?
L’horizon s’éclaircit en de vagues rougeurs,
Et le soleil levant conduit les vendangeurs.

Avec des cris joyeux ils entrent dans la vigne ;
Chacun, dans le sillon que le maître désigne,
Serpe en main, sous l’arbuste a posé son panier.
Honte à qui reste en route et finit le dernier !

Les rires, les clameurs stimulent sa paresse.
Aussi, comme chacun dans sa gaîté se presse !
Presqu’au milieu du champ, déjà brille, là-bas,
Plus d’un rouge corset entre les échalas.
Voici qu’un lièvre part ; on a vu ses oreilles.
La grive au cri perçant fuit et rase les treilles.
Malgré les rires fous, les chants à pleine voix,
Tout panier s’est déjà vidé plus d’une fois,
Et bien des chars, ployant sous l’heureuse vendange,
Escortés des enfants, sont partis pour la grange.

Au pas lent des taureaux, les voilà revenus,
Rapportant tout l’essaim des marmots aux pieds nus.
On descend, et la troupe à grand bruit s’éparpille,
Va des chars aux paniers, revient, saute et grappille,
Près des ceps oubliés se livre des combats.
Qu’il est doux de les voir, si vifs dans leurs ébats,
Préludant par des pleurs à de folies risées,
Tout empourprés du jus des grappes écrasées.

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Après les vendanges

Publié le par Elettra

Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
Après les vendanges
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Bon week-end

Publié le par Elettra

Bon week-end
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Asma

Publié le par Elettra

Asma
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Désert

Publié le par Elettra

Voici la nonchalance et l’incandescence,
Voici le désert de retour,
Voici la parole qui reprend son essor
comme le vent se lève
Avant de disparaître dans le sable.
Voici les images qui recommencent
Avec leur ébriété réservée à l’aveu d’un soleil
Que personne ne peut voir face à face.
Campements d’ombres,
baraquements de lumière, désert.
Tu retires aux mots leurs écailles et tu épluches
l’âme enivrée d’elle-même comme un oignon :
Songe après songe, le regard, brisé par ta clarté,
l’impassibilité de ta terre aride,
devient une eau qui perle assagie à chaque
courbe de tes flancs semés
de moires et d’ombres.
Des noms volés au silence en jaillissent,
Des noms propres affamés de manne et d’oasis,
Des noms suspendus à tes lignes de crêtes
Expirant dans des dunes
de paix, de chair et de blancheur,
Des noms encore indéchiffrables
comme le gypse de la rose enfouie sur tes sables.
Paysage, ton échappée devient une urne où déposer
Les cendres d’une mémoire enfin vierge de tout bruitage,
Et voici que le désert, l’ailleurs est là ;
Il ouvre l’univers au coeur de la matière et du silence
comme le nomade ouvre la marche de l’aube.
Rien qu’une suite d’effacements et de surgissements à la charnière de l’abysse et du ciel,
Rien qu’un gémissement de l’Esprit perdu d’avance au milieu des herbes et des chacals,
mais rien de moins qu’une empreinte sur le sable.

Désert
Par | 10 avril 2014|Catégories : Blog

 

Voici la nonchalance et l’incandescence,
Voici le désert de retour,
Voici la parole qui reprend son essor
comme le vent se lève
Avant de disparaître dans le sable.
Voici les images qui recommencent
Avec leur ébriété réservée à l’aveu d’un soleil
Que personne ne peut voir face à face.
Campements d’ombres,
baraquements de lumière, désert.
Tu retires aux mots leurs écailles et tu épluches
l’âme enivrée d’elle-même comme un oignon :
Songe après songe, le regard, brisé par ta clarté,
l’impassibilité de ta terre aride,
devient une eau qui perle assagie à chaque
courbe de tes flancs semés
de moires et d’ombres.
Des noms volés au silence en jaillissent,
Des noms propres affamés de manne et d’oasis,
Des noms suspendus à tes lignes de crêtes
Expirant dans des dunes
de paix, de chair et de blancheur,
Des noms encore indéchiffrables
comme le gypse de la rose enfouie sur tes sables.
Paysage, ton échappée devient une urne où déposer
Les cendres d’une mémoire enfin vierge de tout bruitage,
Et voici que le désert, l’ailleurs est là ;
Il ouvre l’univers au coeur de la matière et du silence
comme le nomade ouvre la marche de l’aube.
Rien qu’une suite d’effacements et de surgissements à la charnière de l’abysse et du ciel,
Rien qu’un gémissement de l’Esprit perdu d’avance au milieu des herbes et des chacals,
mais rien de moins qu’une empreinte sur le sable.

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Evasion dans le désert

Publié le par Elettra

Evasion dans le désert
Evasion dans le désert
Evasion dans le désert
Evasion dans le désert
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Evasion dans le désert
Evasion dans le désert
Evasion dans le désert
Evasion dans le désert
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Evasion dans le désert
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Bonne journée

Publié le par Elettra

Bonne journée
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Séverine

Publié le par Elettra

Séverine
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Simple But Great

Publié le par Elettra

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Le rouge et mis

Publié le par Elettra

Le rouge et mis
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