le joli mois de mai
Le joli mois de mai
Le joli mois de mai, tu fais naître les roses,
Le muguet, le jasmin, et les plus douces fleurs.
En saison du printemps, un papillon se pose,
Et puise le nectar, le suc et les senteurs.
Au beau jardin de mai, nous goûtions nos vint ans,
Le parfum de l'amour et le miel de l'espoir.
Nous étions mariés, et nos deux coeurs aimants,
Le monde s'ouvrait à nous,si magnifique à voir.
Un beau matin de mai, une enfant nous est née,
Nouvelle fleur d'amour, si jolie fleur des Iles,
Apparition divine, à nos yeux étonnés,
Un visage caressant, fière brunette aux longs cils.
Les mois de mai coulaient sur nos regards ravis,
Le bonheur s'invitait, tu en étais le signe.
Tu enchantais nos jours, tu comblais notre vie,
En chaussons de satin, tu dansais tel un cygne.
Six jolis mois de mai t'ont bercée sur mon coeur,
Je garde le souvenir de ma plus grande fille,
Qui vit venir émue une petite soeur,
Une rose de Noël au jardin de famille.
Etait-ce un mois de mai, oublié le chagrin,
Du nid un jour, s'envolent tous les oiseaux.
Tu as choisi ta route et suivi les chemins,
Qui donnent à tout jamais les instants les plus beaux.
Des jolis mois de mai, en fleuriront encore,
En bouquets de tendresse, en brassées de "je t'aime".
Et lorsque j'atteindrai, un jour mon dernier port,
Je serai toujours là, tu liras ce poème.
Dominique Simonet.
L'enfant et le miroir
Titre : L'enfant et le miroir
Un enfant élevé dans un pauvre village
Revint chez ses parents, et fut surpris d'y voir
Un miroir.
D'abord il aima son image ;
Et puis, par un travers bien digne d'un enfant,
Et même d'un être plus grand,
Il veut outrager ce qu'il aime,
Lui fait une grimace, et le miroir la rend.
Alors son dépit est extrême ;
Il lui montre un poing menaçant,
Il se voit menacé de même.
Notre marmot fâché s'en vient, en frémissant,
Battre cette image insolente ;
Il se fait mal aux mains. Sa colère en augmente ;
Et, furieux, au désespoir,
Le voilà devant ce miroir,
Criant, pleurant, frappant la glace.
Sa mère, qui survient, le console, l'embrasse,
Tarit ses pleurs, et doucement lui dit :
N'as-tu pas commencé par faire la grimace
A ce méchant enfant qui cause ton dépit ?
- Oui. - Regarde à présent : tu souris, il sourit ;
Tu tends vers lui les bras, il te les tend de même ;
Tu n'es plus en colère, il ne se fâche plus :
De la société tu vois ici l'emblème ;
Le bien, le mal, nous sont rendus.




































