Ta forme est un éclair
Ta forme est un éclair qui laisse les bras vides,
Ton sourire est l’instant que l’on ne peut saisir…
Tu fuis, lorsque l’appel de mes lèvres avides
T’implore, ô mon Désir !
Froide comme l’Espoir, ta caresse cruelle
Meurtrit sans assouvir ; il n’en reste en effet
Que l’éternelle faim et la soif éternelle
Et l’éternel regret.
Tu frôles sans étreindre, ainsi que la Chimère
Vers qui tendent toujours tes vœux inapaisés…
Rien ne vaut ce tourment ni cette extase amère
De tes rares baisers !
La Différence
La Différence
Pour chacun une bouche deux yeux
deux mains deux jambes
Rien ne ressemble plus à un homme
qu’un autre homme
Alors
entre la bouche qui blesse
et la bouche qui console
entre les yeux qui condamnent
et les yeux qui éclairent
entre les mains qui donnent
et les mains qui dépouillent
entre le pas sans trace
et les pas qui nous guident
où est la différence
la mystérieuse différence ?
Jean-Pierre Siméon
























