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Jolies filles en fleurs
Pourquoi m'interdirais-je de vous parler d'elles ?
Remémorer le passé les rendrait plus belles,
J'ai oublié leurs noms, je ne m'en souviens plus,
J'ai pourtant adoré leurs fruits défendus.
La vie est ingrate pour les choses passées,
On oublie avec le temps de le remercier,
De m'avoir apporté volupté et amour,
Tout parait si loin aujourd'hui, Tour à tour...
Dans les lointains recoins de la mémoire,
Elles ont tissé leurs menteuses histoires
Je ne vous dirais pas que tout y est exagéré,
Pourtant certaines me semblent si vraies.
Que leurs souvenirs offerts à mon autel,
Entretiennent un feu aussi doux que solennel,
Dont je m'enivrerais d'images souriantes,
Car ce passé plus vivant que le présent me tente.
Dire que je l'aimais plus ou moins celle-là,
Pour qui tout jeune encore mon cœur brûla,
Dire qu'ils étaient plus sucrés et moins farouches,
Les tendres baisers qu'échangèrent nos bouches.
Dire que les tourments qu'une m'infligea,
Et dont je crus mourir, ne comptent plus pour moi,
Alors où sont passées toutes leurs cicatrices
Que je viens réveiller en faisant cet exercice .
Où sont elles passées...
Où sont elles passées...
TIMILO
www.lejardinpoétiquedetimilo.com
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Au fond du visage
Au fond du visage
Ce n’est pas en une fois
Que je saurai ton visage
Ce n’est pas en sept fois
Ni en cent ni en mille
Ce ne sont pas tes erreurs
Ce ne sont pas tes triomphes
Ce ne sont pas tes années
Tes entailles ou ta joie
Ni en ce corps à corps
Que je saurai ton corps
Ce ne sont pas nos rencontres
Même pas nos désaveux
Qui élucident ton être
Plus vaste que ses miroirs
C’est tout cela ensemble
C’est tout cela mêlé
C’est tout ce qui m’échappe
C’est tout ce qui te fuit
Tout ce qui te délivre
Du poids des origines
Des mailles de toute naissance
Et des cloisons du temps
C’est encore cette lueur :
Ta liberté enfouie
Brûlant ses limites
Pour s’évaser devant.





















