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textes R.Devos

Publié le par Elettra

 

A TORT OU A RAISON

- Pourquoi vous voulez toujours avoir raison ?
- Vous voulez toujours avoir raison, c'est ça ! Toujours avoir raison !
- C'est diffi, , , C'est difficile de savoir qui a raison ou qui a tort.
Moi longtemps j'ai donné raison a tout le monde jusqu'au jour où je me suis aperçu que la plupart des gens à qui je donnais raison avaient tort... donc j'avais raison !

Par conséquent j'avais tort .. tort de donner des raisons à des gens qui avaient le temps de croire qu'ils avaient raison.
C'est à dire que moi qui n'avait pas tort, j'avais aucune raison de ne pas donner tort à des gens qui prétendaient avoir raison alors qu'ils avaient torts.
- J'ai raison, non ?
- Pis si j'avais tort et sans raisons encore ?
Ben bon parce que moi aussi il arrive que j'ai tort, mais quand j'ai tort, j'ai mes raisons que je ne donne pas.
- Ce serait reconnaître mes torts.
Il m'arrive aussi de donner raison à des gens qui ont raison aussi hein.
- Mais encore c'est un tort.
C'est comme si je donnais je donnais tort à des gens qui ont tort.
- Ya pas de raisons !
Je crois qu'en général, on a toujours tort d'essayer d'avoir raison quand il y a des gens qui ont toutes les bonnes raisons de croire qu'ils n'ont pas tort.

 

-:-:-:-:-:-:-:-


Le parcmètre

Raymond Devos


Les parcmètres, c'est une tricherie.
Vous savez que ça rapporte une fortune aux pouvoir publics.
Une fortune.
Je le sais parce que mon voisin s'est fait installer un petit parcmètre clandestin devant chez lui.
Tous les soirs, il va retirer la recette.
Il vit bien.
Il s'est même acheté une voiture.
Évidemment, il l'a mise devant son parcmètre.
Depuis, il ne fait plus un rond.
Mais ça, c'est de sa faute.

 

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Les poules

Publié le par Elettra

lES POULES

lES POULES

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cheveux bleus

Publié le par Elettra

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Moon Waltz-video-

Publié le par Elettra

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Abricots

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Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

Abricots

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Abricots

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bonne journée

Publié le par Elettra

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Cap-vert-pps-

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Indonésie-Java-pps-

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Jolies robes

Publié le par Elettra

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Les regrets d'une coquette

Publié le par Elettra

Les regrets d'une coquette.

Recueil : Les poésies (1878)

Adieu beauté, parure du jeune âge,
Bientôt l'hiver va neiger sur mon front ;
La main du temps qui ride mon visage,
Chaque matin me réserve un affront :
De noirs cheveux j'ai beau parer ma tête,
Orner mon cou de riches diamants,
J'ai vu ce soir ma dernière conquête
Fuir mon boudoir et fausser ses serments.

Soupir d'amour, ô brûlante insomnie
Qui me fais trop expier mes dédains !
Ton vol m'enlève à l'extase infinie,
Mais la raison a ses retours soudains.
J'ai cru longtemps, bravant toute blessure,
Pouvoir narguer le petit dieu malin,
Mais son carquois porte une flèche sûre
Qui vient m'atteindre aux jours de mon déclin.

Je lutte en vain comme la fleur d'automne
Qui sent venir les premiers aquilons,
Je n'entends plus qu'un frelon qui bourdonne,
Car tous ont fui mes joyeux papillons.
Voilà le prix qu'aujourd'hui je recueille,
Je n'ai plus droit qu'à de vaines pitiés.
Lys oublié qui tombe feuille à feuille,
Je ne vois plus que mon ombre à mes pieds.

Ah ! revenez, sylphes de ma jeunesse,
Amants qu'on vit tomber à mes genoux,
Je vous promets caresse pour caresse,
Pour un regard mon regard le plus doux.
Si je pouvais, moi, la fière coquette,
Moi, qui jamais ne connus de vainqueur,
Si je pouvais retarder ma retraite,
J'en fais serment, je donnerais mon cœur.

Allons, je veux que rien ne me surpasse
En me mêlant aux joyeux tourbillons ;
Ne puis-je pas, en valsant avec grâce,
Lancer encor l'œillade aux doux rayons ?
Un amour vrai peut rajeunir mes charmes,
La Pompadour, même après quarante ans,
Plus belle encor, fit verser bien des larmes :
Parfois l'automne est plus beau qu'un printemps.

Mais vain espoir de mon âme abusée !
Art imposteur d'inutiles atours !
Qui me rendra cette taille élancée,
Ce galbe pur de mes premiers contours ?
Qui donc rendra l'éclat à ma prunelle,
L'humide émail ornant mes blanches dents,
Mes beaux bras nus et mes pieds de gazelle,
Et mes langueurs et mes rêves ardents ?

N'essayez pas, oh ! croyez-moi, fillettes,
Troupe jolie, à l'aube de vos jours ;
N'essayez pas d'imiter les coquettes
Voguant trop tard sur la mer des amours.
Au cap fatal, cap de la quarantaine,
Près d'un écueil vous guette un dieu moqueur,
« — Ici, dit-il, Vénus perd son domaine,
Il faut à temps savoir donner son cœur. »


Robert Dutertre
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