Notre-Dame-poème-

Publié le par Elettra

 

 

Rappelle-toi du jour où nous montâmes,
Tout là-haut, au clocher de la cathédrale,
Un grand désir de foi emplissait nos âmes,
Pour contrer la satiété de nos vies banales ?

Là-haut nous n'avions que le ciel sur nos têtes,

Et l'humanité grouillante sous nos pieds,
Soudain son carillon joua à tue-tête,
Des notes aux coups mélodieux d'une volée...

Pour comprendre ce poème de pierres,

Écrit il y a fort longtemps, ce sonnet vibrant de foi,
Il faut entendre les bâtisseurs faire leurs prières,
En édifiant ses murs au ciment d'espoir et d'effroi.

Quel ange nous avait dit que seul l'amour de Dieu,

Les motivait pour enfanter ces cathédrales,
Même si Satan aujourd'hui évite ces lieux,
Le vertige, cette peur du vide lui est viscérale.

Ricanant sur la grâce exquise des dentelles,

Toutes les gargouilles avec leur air narquois,
Vomissaient leur mépris des vaines bagatelles,
Sur les gens d'en bas, ceux qui n'avaient point de foi.

Et tous deux, pris dans l'oubli d'une génuflexion,

Quand nous passions devant la croix qui tutoyait le ciel,
Nous sentions notre cœur fondre avec nos émotions,
Dans un baiser, tant ce monde nous semblait irréel.

Rappelons-nous du jour où nous montâmes,

Tout là-haut, au clocher de la cathédrale,
Un grand désir de foi emplissait nos âmes,
Pour contrer la satiété de nos vies banales ?

TIMILO

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