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Hiroshima Castle Japan -pps-

Publié le par Elettra

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Un soir que je regardais..

Publié le par Elettra

Un soir que je regardais..

Elle me dit, un soir, en souriant:
– Ami, pourquoi contemplez-vous sans cesse
Le jour qui fuit, ou l’ombre qui s’abaisse,
Ou l’astre d’or qui monte à l’orient?
Que font vos yeux là-haut? je les réclame.
Quittez le ciel; regardez dans mon âme!

Dans ce vaste ciel, ombre où vous vous plaisez,
Où vos regards démesurés vont lire,
Qu’apprendrez-vous qui vaille mon sourire?
Qu’apprendras-tu qui vaille nos baisers?
Oh! de mon coeur lève les chastes voiles.
Si tu savais comme il est plein d’étoiles!

Que de soleils! vois-tu, quand nous aimons,
Tout est en nous un radieux spectacle.
Le dévouement, rayonnant sur l’obstacle,
Vaut bien Vénus qui brille sur les monts.
Le vaste azur n’est rien, je te l’atteste;
Le ciel que j’ai dans l’âme est plus céleste!

C’est beau de voir un astre s’allumer.
Le monde est plein de merveilleuses choses.
Douce est l’aurore, et douces sont les roses.
Rien n’est si doux que le charme d’aimer!
La clarté vraie est la meilleure flamme,
C’est le rayon qui va de l’âme à l’âme!

L’amour vaut mieux, au fond des antres frais,
Que ces soleils qu’on ignore et qu’on nomme.
Dieu mit, sachant ce qui convient à l’homme,
Le ciel bien loin et la femme tout près.
Il dit à ceux qui scrutent l’azur sombre:
-Vivez! aimez! le reste, c’est mon ombre!-

Aimons! c’est tout. Et Dieu le veut ainsi.
Laisse ton ciel que de froids rayons dorent!
Tu trouveras, dans deux yeux qui t’adorent,
Plus de beauté, plus de lumière aussi!
Aimer, c’est voir, sentir, rêver, comprendre.
L’esprit plus grand s’ajoute au coeur plus tendre.

Viens! bien-aimé! n’entends-tu pas toujours
Dans nos transports une harmonie étrange?
Autour de nous la nature se change
En une lyre et chante nos amours!
Viens! aimons-nous! errons sur la pelouse.
Ne songe plus au ciel! j’en suis jalouse! –

Ma bien-aimée ainsi tout bas parlait,
Avec son front posé sur sa main blanche,
Et l’oeil rêveur d’un ange qui se penche,
Et sa voix grave, et cet air qui me plaît;
Belle et tranquille, et de me voir charmée,
Ainsi tout bas parlait ma bien-aimée.

Nos coeurs battaient; l’extase m’étouffait;
Les fleurs du soir entr’ouvraient leurs corolles
Qu’avez-vous fait, arbres, de nos paroles?
De nos soupirs, rochers, qu’avez-vous fait?
C’est un destin bien triste que le nôtre,
Puisqu’un tel jour s’envole comme un autre!

O souvenir! trésor dans l’ombre accru!
Sombre horizon des anciennes pensées!
Chère lueur des choses éclipsées!
Rayonnement du passé disparu!
Comme du seuil et du dehors d’un temple,
L’oeil de l’esprit en rêvant vous contemple!

Quand les beaux jours font place aux jours amers,
De tout bonheur il faut quitter l’idée;
Quand l’espérance est tout à fait vidée,
Laissons tomber la coupe au fond des mers.
L’oubli! l’oubli! c’est l’onde où tout se noie;
C’est la mer sombre où l’on jette sa joie.

Victor Hugo

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Lumineuses !

Publié le par Elettra

Lumineuses !

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Bon week-end

Publié le par Elettra

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Flavia

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SHE'S A LADY-video-

Publié le par Elettra

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Michel Vezinet-pps-

Publié le par Elettra

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Jolies filles en fleurs

Publié le par Elettra

Jolies filles en fleurs

Pourquoi m'interdirais-je de vous parler d'elles ?

Remémorer le passé les rendrait plus belles,
J'ai oublié leurs noms, je ne m'en souviens plus,
J'ai pourtant adoré leurs fruits défendus.

La vie est ingrate pour les choses passées,
On oublie avec le temps de le remercier,
De m'avoir apporté volupté et amour,
Tout parait si loin aujourd'hui, Tour à tour...

Dans les lointains recoins de la mémoire,
Elles ont tissé leurs menteuses histoires
Je ne vous dirais pas que tout y est exagéré,
Pourtant certaines me semblent si vraies.

Que leurs souvenirs offerts à mon autel,
Entretiennent un feu aussi doux que solennel,
Dont je m'enivrerais d'images souriantes,
Car ce passé plus vivant que le présent me tente.

Dire que je l'aimais  plus ou moins celle-là,
Pour qui tout jeune encore mon cœur brûla,
Dire qu'ils étaient plus sucrés et moins farouches,
Les tendres baisers qu'échangèrent nos bouches.

Dire que les tourments qu'une m'infligea,
Et dont je crus mourir, ne comptent plus pour moi,
Alors où sont  passées toutes leurs cicatrices
Que je viens réveiller en faisant cet exercice .

Où sont elles passées...
TIMILO
www.lejardinpoétiquedetimilo.com
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Art moderne

Publié le par Elettra

Art moderne

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Bonne journée

Publié le par Elettra

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