Les ménagères
Les ménagères
Au début de leur destin
c’était pourtant des filles bien.
Elles sont entrées en fonction
comme on entre en religion.
Les ménagères.
Autour d’elles elles font briller
le parquet le bois le verre
et secouent leur derrière
en mouvemements bien cadencés.
Les ménagères.
Mais dans le lit conjugal
elles sont catins c’est normal.
Leur programme est bien fourni
pour le jour et pour la nuit.
Les ménagères.
Leurs proportions corporelles
s’avachissent avec les ans.
Et de leurs pauvres cervelles
on sourit depuis longtemps.
Les ménagères.
De la carne qu’elles cuisinent
elles ont bientôt pris la mine.
De la poussière qui les ceint
elles ont déjà pris le teint.
Les ménagères.
Rêvassant dans leurs torchons
elles voyagent à leur façon
et se disent qu’avec le temps
tout ira plus facilement.
Les ménagères.
Les v’là au bout du rouleau.
Elles sont usées jusqu’aux os.
Point d’statue pour les héros.
Et pour leurs droits c’est zéro.
Les ménagères.
Et c’est là leur Univers.
Mais il y a une récompense :
Grand cordon d’la Serpillière
et un coup d’pied où je pense.
Les ménagères.
Au début de leur destin
c’était pourtant des filles bien…
Les couleurs de ma vie
Les couleurs de ma vie
En noir et blanc est ma vie
Celle qui défile jusqu'ici Dans le tourbillon de la société
Dont je regarde le ciel bleuté
Je vois la vie en rose
Quand mes peurs, je n'ose
En avoir peur
Quand s'évapore la douleur.
Jaune est l'astre qui sait me réchauffer
Couleur de cette clarté Joie et espoir
Elle reflète dans le regard dans le miroir
Rouge, couleur de ce qui coulent dans mon sang
Tu ne comptes pas sur le temps
Couleur de l'amour et de la passion
Cette couleur est ma raison
Gris, la couleur de la tristesse
Qui me ramène souvent dans la détresse
Mélange de blanc et du noir
Elle repart soir après soir
Ma vie est un arc-en-ciel de couleur
Que se soit pour la douleur, le malheur ou le bonheur
Notre vie renferme un artifice de celle-ci
Et ce transforme au courant des jours, de notre vie.
ULDERICKA




































