Violet...tu es
Violet...Tu es...
Violet tu es la fusion de couleurs primaires...
L'une est rouge vie et l'autre nuance bleue.
Le bleu refroidit, le rouge rend moins austère,
Un amalgame de réalités s'élevant vers Dieu...
Avec toi pour compagnon de route, j'accède
Au niveau supérieur, la sphère du mysticisme...
Tu entraînes mon âme vers le haut, intercède
Pour moi auprès des esprits, tu es magnétisme...
Au cœur de la flore es teinte rare, la violette
Montre à quel point tu fais partie du secret,
Combien tu es puissant tout en étant discret.
Riche mais pleine d'humilité, cette fleurette...
Tu es présent à l'extrémité du spectre solaire
Radiations électromagnétiques, tu te nommes
Rayons ultra-violets, un danger pour l'homme,
Qui s'expose trop longtemps sous ta lumière...
Avec toi c'est le mystère, la divine connivence
Entre le monde réel et la promesse d'éternité.
Tu apaises mon stress et développes mes sens...
Je retrouve en ta compagnie toute ma sérénité...
Tu me laisses entrouvrir la fenêtre de l'infini..
Du violine au parme, en passant par le mauve,
Tu déclines et unis nuances bleutées en folies
M'offrant cette divine finalité qui me sauve...
Violet, douce association d'une autorité bleue
Mêlée au rouge passion nécessaire à ma vie,
Tu tempères les froideurs et ravives les feux,
En développant les capacités de mon esprit...
Violet tu es ma couleur, tu éclaires mes jours,
En m'ouvrant la voûte des cieux tel un phare,
Le guide des nuits d'une âme égarée, détour
Religieux et sublimé...Améthyste mon avatar.
Voici le frais matin
Voici le frais matin
Poète : Jean Aicard (1848-1921)
Voici le frais matin, mais tout sommeille encore ;
Les arbres sont rêveurs dans l'immobilité,
La nuit trace au fusain des tableaux que l'aurore
Couvrira d'un pastel sublime, la clarté !
Les oiseaux ont encore la tête sous leur aile ;
L'insecte, dans la fleur, n'ouvre pas ses rideaux,
Et l'onde dit un chant si timide et si frêle
Qu'on croirait qu'elle a peur dans le lit des ruisseaux.
Le silence est partout. L'infini se recueille ;
Les pâles visions meurent avec la nuit,
Et l'homme sous son toit, la bête sous sa feuille,
Éveillés ou dormant, ne font encore nul bruit.
Tout à coup le soleil paraît. L'azur flamboie,
Et la terre au grand ciel jette son cri d'amour...
Ainsi, quand tu surgis à mes yeux pleins de joie,
Délivré de la nuit, je chante un hymne au jour !







































