Pensif
Dis, que m'apportes-tu: "joie ou tristesse,
Peine ou bonheur, angoisse ou tendresse,
Toi hiver qui chamboule mes souvenirs,
En édulcorant mon passé comme tout élixir."
Je ne veux rien oublier, même si j'ai souffert,
Des pages de sourires et des pages de colère
Même si la vie a rendu mon âme triste,
Et si seul l'amour a motivé l'artiste,
Un esprit calme et sage, sans être introverti
M'aide à poétiser l'hiver qui vit, passe sans bruit,
Pour être heureux il me suffirait d'attendre
Et de voir le froid s'approcher de mes cendres.
Dans le silence bleu des arbres endormis,
Ma plume est devenue ma meilleure amie,
L'incomparable voix d'une rime qui chante,
Devient extase dans l'ivresse finissante.
Le vrai rythme qui ébouriffe ma tête,
Et les accords que définissent les épithètes,
Maltraitent autant ma plume que mes neurones,
Tout en accentuant mes délires monotones.
La lune qui s'épanouit aux vitres de ma chambre,
Je regarde passer ainsi qu'un jeu d'images,
Sur sa face le ciel rapide et ses nuages.
Pourtant elle me sourit pour me dire que j'ai tord,,
Je ne suis donc plus seul, l'amitié quel trésor !
Personne ne saurait m'attrister davantage,
Pourtant ce sont mes roses que ce vent saccage.
Que puis-je faire de cette neige à part un bonhomme
Qui entre, comme un voleur que rien n'étonne,
Dans mon petit jardin, pillant ses trésors,
Quatre roses que j'aime en pyjamas sang et or ?
L'hiver vient vers moi en posant sur mes paupières,
Ses froides mains sevrées d'impalpables lumières,
Est-ce la nuit, la nuit qu'on dit définitive,
Où les barques du sommeil partent à la dérive.
En moi l'obscurité s'insinue et la brume,
Comme une mer d'amour et d'amertume,
Déferle en étouffant les rimes de cette poésie
J'ai peur de la nuit, j'ai froid.... j'écris.
































