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L'automne frissonne
Angoissant l'églantine...
L'automne frissonne sur la cime des arbres,
Colorant mes vignes d'un rouge qui larmoie,
Colorant mes vignes d'un rouge qui larmoie,
Le bleu qui s'estompe dans ce ciel bleu marbre,
Assagit toute ardeur d'un pauvre vert sans joie.
Faisant frémir la feuille, angoissant l'églantine,
La tramontane entonne le requiem du froid,
Il n'y a point de répit, ni de bonté divine,
Car ce souffle éolien maintenant tournoie.
A l'heure dite où la feuille va mourir,
On entend son râle dans la paix infinie,
Sous le ciel, sous le vent va errer son souvenir,
Les âmes des arbres savent retenir leur cri.
Et de même sous la ronce et l'herbe folle,
On devine la course imprévue des sentiers,
Le reflet indécis d'un nuage noir qui vole,
Et qui va se crever sur une cime acérée.
Je ne suis seulement qu'un poète amateur
Comme d'autres ne sont que peintres du dimanche
Au détours d'un sentier que je connais par cœur
J'écris mes émotions, ingénu spectateur
Je ne suis seulement qu'un poète amateur
Comme d'autres ne sont que peintres du dimanche
Au détours d'un sentier que je connais par cœur
J'écris mes émotions, ingénu spectateur
Si j'évoque mon pays trop ignoré des regards,
Ses couleurs magiques où des clartés sereines,
Attardent jusqu'à Noël leurs doux sourires épars,
C'est pour partager mes rimes quotidiennes
TIMILO
https://www.lejardinpoétiquedetimilo.com
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