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Expressions
Expressions de nos grands-parents
Je ne sais pas vous mais moi je passais toutes mes vacances avec mes grands-parents.
Que ça soit à la campagne ou à la mer, j'avais toujours l'impression d'être dans un autre pays !
Pourquoi ? Car tout était différent même la langue !
Vous vous rappelez de certaines des expressions favorites de votre grand-mère ?
Allez, on fait un petit tour dans le passé avec ces expressions que plus personne (ou presque) n’utilise.
0. Ma grand mère disait (vla-ti-pas )
1. Tu es fagoté comme un as de pique.
2. Tu risques de te casser la margoulette !
3. Ne te monte pas le bourrichon !
4. T'es pas en sucre !
5. On va pas attendre jusqu'à la Saint-glinglin quand même ?
6. Il n'y a pas le feu au lac !
7. C'est kif-kif bourricot !
8. Je vais aller faire les commissions.
9. Ça ne tombera pas plus bas !
10. Il n'y a pas de petites économies.
11. On n'est pas sortis de l'auberge.
12. N'en fais pas tout un fromage !
13. Regarder une page de réclame.
14. Ne mets pas la charrue devant les bœufs.
15. Il a pris la poudre d'escampette.
16. Il est beurré comme un Petit Lu !
17. Elle a vu le loup !
18. Faire une tête de six pieds de long.
19. On n'est pas aux pièces.
20. Ça ne fait pas un pli.
21. Tu files un mauvais coton.
22. Bruler la chandelle par les deux bouts.
23. Je t'ai payé rubis sur l’ongle.
24. À la bonne franquette.
25. Parlons peu mais parlons bien.
26. Faut pas pousser Mémé dans les orties.
27. Cela ne fait ni une ni deux.
28. Péter plus haut que son cul.
29. Pas la peine de chercher midi à 14h.
30. Il a une descente que j'aimerais pas remonter à vélo.
MOI JE LES UTILISE ENCORE..... Et vous ?
La Vie
Recueil : Les saisons (1769)
Quand je me dis le soir sous mon toit solitaire,
J'ai fait ce jour encor le bien que j'ai pu faire ;
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement ;
Et ce plaisir divin souvent se renouvelle ;
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle,
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé,
Le présent s'embellit des vertus du passé.
Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages ;
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages ;
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans :
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens ;
J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse.
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse ;
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.
Jean-François de Saint-Lambert.
J'ai fait ce jour encor le bien que j'ai pu faire ;
Mon cœur s'épanouit ; j'éprouve en un tel instant
Une céleste joie, un saint ravissement ;
Et ce plaisir divin souvent se renouvelle ;
Le temps n'en détruit pas le souvenir fidèle,
On en jouit toujours ; et dans l'âge avancé,
Le présent s'embellit des vertus du passé.
Du temps, vous le voyez, j'ai senti les outrages ;
Déjà mes yeux éteints sont chargés de nuages ;
Mon corps est affaissé sous le fardeau des ans :
Mais, sans glacer mon cœur, l'âge affaiblit mes sens ;
J'embrasse avec ardeur les plaisirs qu'il me laisse.
De cœurs contents de moi j'entoure ma vieillesse ;
Je m'occupe, je pense, et j'ai pour volupté
Ce charme que le ciel attache à la bonté.
Jean-François de Saint-Lambert.
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