Telle qu'elle est...
Dans le miroir, un visage étranger parfois,
Où les rides, douces rivières, creusent leur chemin.
Hier, la course folle, le cœur sans effroi,
Aujourd'hui, le pas plus lent, le souffle incertain.
Les matins se parent d'une autre lumière,
Le corps murmure des plaintes inaudibles.
Ce n'est plus la flamme vive, mais la braise fière,
Des souvenirs lointains, parfois intangibles.
Les rires d'antan se font plus rares, plus discrets,
Étouffés par le poids des larmes tues.
Les hormones dansent un ballet imparfait,
Et les nuits s'étirent, sans répit, perdues.
Une anxiété sans nom, cette ombre insidieuse,
Pèse sur son âme, lourde et solitaire.
Personne ne voit la tempête silencieuse,
Que seule elle affronte, sans un mot, sans prière.
Mais le cœur, fidèle, bat encore et toujours,
Un amour infini, pour ceux qu'elle chérit.
Elle est le roc, le pilier de leurs jours,
Même si en secret, son être fleur se flétrit.
Elle rêve parfois d'un bras qui l'étreint,
D'une voix douce qui murmure à son oreille :
"Lâche prise un instant, le fardeau est trop plein,
Tu n'es pas obligée, ma Douce, de tout surveiller."
Car le corps s'altère chaque jour et l'esprit s'épuise,
Mais l'amour demeure comme une flamme éternelle.
Elle ne demande plus d'être celle qui électrise,
Mais d'être aimée, comme elle est dans sa beauté actuelle.
TIMILO
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